Recrutement et coup d’un soir

Passé un certain âge, lorsqu’il s’agit de relationnel, on devient plus gourmet que gourmand. C’est un peu comme le vin, on se bonifie avec le temps.

Et lorsque l’on recherche une relation, il existe différents moyens d’aborder le sexe opposé. Il y a la manière de Tinder, où il suffit de juger sur la photo de profil. Il y a les timides, qui mettront 35 rendez-vous avant d’oser glisser le baiser d’au revoir de la joue vers une zone plus intéressante sans se prendre un vent. Il y a ceux qu’on vous présente dans des soirées entre amis et avec qui le courant passe tout de suite bien.

Et puis, il y a ces personnes qui arrivent sans aucune retenue à vous aborder en vous proposant directement une nuit torride pleine de promesses physiques. Mais pour cette dernière, en général, tout le monde sait que, même si c’est très drôle et que ça peut faire beaucoup de bien, le lendemain, dès les premiers rayons de soleil, le but ultime est de calculer le temps nécessaire pour rejoindre la sortie la plus proche. Ou même de trouver toutes les excuses du monde pour ne pas donner son vrai numéro de téléphone. Haaaa le « walk of shame »…

Et bien, pour le recrutement, c’est pareil.

Imaginez que vous vouliez proposer un job. Dans ce cas, vous pouvez choisir différentes approches :

1) La relation long terme :

Vous avez trouvé un profil qui vous plait, et vous choisissez de le contacter en lui proposant de le rencontrer. C’est la partie où tout le monde fait connaissance. Un peu comme lors d’un « date », chacun essaie de se vendre au mieux, mettant en avant ses compétences, ses expériences. Puis, très vite, on se raconte des anecdotes, on parle de sa boîte, de ce qu’on y fait, et surtout de comment on le fait. Et puis, quand tout le monde se sent à l’aise, on parle boulot et proposition. Ca fini très souvent autour d’un bon café et où chacun ressort de là en se disant « je l’aime bien lui/elle ! »

2)Le coup d’un soir (ou la drague de masse):

Vous cherchez un mot clé lié à l’offre, et vous trouvez multitude de profils qui correspondent plus ou moins à ce que vous recherchez. Vous décidez alors d’envoyer un mail, plus ou moins personnalisé avec une description de fonction très technique à laquelle, le plus souvent, vous ne comprenez pas vous même la définition de tous les acronymes. Mais après tout, comme me dit souvent ma mère, « tu es designer, bref tu travailles sur un ordinateur, donc tu peux me dire pourquoi mon internet ne marche pas! » Ou alors, vous savez parfaitement ce que vous cherchez, et dans ce cas, bravo, vous êtes un spécialiste. Une fois tous vos mails envoyés, vous attendez patiemment que ça morde. Ensuite, c’est comme en boîte de nuit : premier arrivé, premier servi ! Et avec un peu de chance, vous repartirez avec plusieurs numéros de téléphone, juste au cas où…

Le seul petit souci de cette dernière technique, c’est qu’on sait pertinemment lorsque vous nous contactez, qu’on fera simplement du body shopping, et qu’on aura probablement une meilleure relation avec votre client qu’avec vous. Et finalement, tant que c’est assumé, tout va bien.

Mais, si je peux me permettre, dès qu’on commence à chercher du « senior », le coup d’un soir n’amuse plus vraiment. Et on commence de plus en plus à trouver sympa ces relations à long terme avec des boîtes qui vous connaissent, qui prennent soin de vous, bref, qui vous donnent l’impression de faire partie de quelque chose d’important.

Tout ça pour dire, donc, qu’il vous sera bien plus bénéfique de faire les choses dans l’ordre, avec un minimum de tact, plutôt que de vous lancer dans une folle aventure nocturne, batifolant avec votre base de données. Surtout au prix du café.

Parce que finalement, on épouse très rarement son coup d’un soir 😉

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